🔮 État actuel : DĂ©molition

⌚ Temps d'explo : 3h+

đŸ§—â€â™‚ïž DifficultĂ© d'accĂšs : 2,5/5

👍 Note de l'explo : 3,5/5

Bienvenue dans cette exploration de Mittal Gandrange, une impressionnante aciĂ©rie qui restera dans les mĂ©moires…

 

– Visite du 21 dĂ©cembre 2019 –

 

 

Introduction (Jour 2 du road-trip Maginot 2019)

 

Il est 9 heures, le rĂ©veil sonne mais la lumiĂšre du jour nous a dĂ©jĂ  rĂ©veillĂ©e . La tempĂ©rature dans l’habitacle doit avoisiner les douze degrĂ©s ; nous sommes congelĂ©s. Je me suis rĂ©veillĂ© toutes les deux heures pendant la nuit pour mettre un peu de chauffage ; la journĂ©e s’annonce difficile.

Il nous reste deux sites Ă  voir avant d’entamer l’exploration de la ligne Maginot. Nous entamons donc les 25 minutes de route qui nous sĂ©parent de notre prochaine destination : AmnĂ©ville. Nous nous installons quelques minutes dans une boulangerie locale pour prendre un cafĂ© et un croissant, endroit depuis lequel nous apercevons dĂ©jĂ  l’imposant bĂątiment d’Arcelor Mittal


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Un peu d’histoire

 

L’histoire de l’industrie sidĂ©rurgique Ă  Gandrange-Rombas commence en 1881, aprĂšs l’annexion de l’Alsace-Moselle, quand l’allemand Karl Spaeter crĂ©e la SociĂ©tĂ© des Forges de Rombas. En 1888 commence alors la construction de la « Rombacher HĂŒttenwerk », en français : l’usine mĂ©tallurgique Rombasienne. La construction et la mise en service successive de 7 hauts-fourneaux s’enchainent jusqu’en 1902, annĂ©e oĂč l’usine tourne Ă  son rĂ©gime maximum.

En 1903, l’usine mĂ©tallurgique de Rombas constitue Ă  elle seule, 7 hauts-fourneaux, 2 745 hectares de mines de fer, deux aciĂ©ries, plusieurs laminoirs, une cimenterie, une usine Ă  gaz alimentant une centrale thermique et tous les services annexes : moulins Ă  scories, briquerie, fours Ă  chaux, fonderie, ateliers gĂ©nĂ©raux et laboratoire.

Rombacher HĂŒttenwerke archive 1905Rombacher HĂŒttenwerke, photo vers 1905

 

En 1913, Ă  la veille de la PremiĂšre Guerre mondiale, l’usine produit plus de fonte que les 5 autres grandes usines sidĂ©rurgiques du bassin sidĂ©rurgique lorrain (usines d’Hagondange, Moyeuvre, HomĂ©court, Hayange et Longwy).

AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, le personnel allemand arrĂȘte puis abandonne l’usine. Peu de temps aprĂšs, les français reprennent possession de la mĂ©tallerie et la redĂ©marrent progressivement. Ils y construisent un huitiĂšme haut-fourneau. L’entreprise est alors renommĂ©e en SociĂ©tĂ© Lorraine des AciĂ©ries de Rombas. Depuis, l’usine ne cesse de se moderniser.

En 1954 est construite la centrale thermique de Richemont, fonctionnant au gaz de de haut-fourneau. Elle est alimentĂ©e par un Ă©norme rĂ©seau de gazoducs qui interconnecte les onze batteries de hauts-fourneaux de la vallĂ©e de l’Orne, de la Fensch et de la Moselle. Dix ans plus tard, le nouveau groupe Wendel-SidĂ©lor est fondĂ© Ă  l’occasion de la construction de l’aciĂ©rie Ă  oxygĂšne pur de Gandrange.

Rombacher HĂŒttenwerke archive 1960Le complexe sidĂ©rurgique de rombas. En haut Ă  gauche : la construction de l’aciĂ©rie de Gandrange, photo 1966

 

La premiĂšre aciĂ©rie de Gandrange dĂ©marre en 1969. Elle est impressionnante par sa taille : bĂątiment de 100 m de haut 430 m de long et 150 m de large. Cependant, les objectifs de production ne sont pas atteints car les procĂ©dĂ©s utilisĂ©s sont peu rentables. Deux ans de fonctionnement plus tard, une nouvelle technologie plus performante remplace les anciens convertisseurs de l’aciĂ©rie, mais lĂ  encore, la production est infĂ©rieure aux objectifs. En 1979, l’aciĂ©rie produit 3,4 millions de tonnes, mais l’usine est dĂ©ficitaire. ÉtranglĂ©e par la crise de la sidĂ©rurgie, elle ne peut pas poursuivre sa modernisation.

À partir de 1982, l’usine est restructurĂ©e plusieurs fois. L’aciĂ©rie devient alors propriĂ©tĂ© du groupe Usinor. Elle transforme ses fours Ă  oxygĂšne en fours Ă©lectriques mais ceux-ci ne parviennent toujours pas Ă  rendre l’aciĂ©rie rentable.

Usinor Unimétal archive 2000

Usinor UnimĂ©tal archive 2000L’aciĂ©rie d’Usinor en activitĂ©, photos vers 2000

 

En 1999, Usinor dĂ©cide d’abandonner le projet, et cĂšde l’aciĂ©rie de Gandrange pour l’euro symbolique Ă  l’indien Lakshmi Mittal. Pendant ce temps, l’usine de Rombas est progressivement arrĂȘtĂ©e. Les deux derniers hauts-fourneaux, le 5 et le 7, s’éteignent en 1998. Leur dĂ©mantĂšlement est presque achevĂ© en 2002.

En 2008, l’usine n’est toujours pas redevenue bĂ©nĂ©ficiaire. DĂ©sormais dirigĂ©e par le groupe ArcelorMittal, celui-ci dĂ©cide de rĂ©partir la production de l’aciĂ©rie dans d’autres sites. La fermeture dĂ©finitive est annoncĂ©e l’annĂ©e suivante et les travaux de dĂ©molition dĂ©butent en 2016…

ManƓuvre d’une toupille Mittal Gandrange archive 2007Manoeuvre d’une toupille, photo 2007

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Images satellite du site en 2012 et 2019

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L’exploration de Mittal Gandrange

 

Retour Ă  notre Ă©poque, nous avons fini nos croissants. Comme le bĂątiment est en dĂ©molition, rien n’est vraiment certain quant Ă  l’existence d’un accĂšs, mais j’avais repĂ©rĂ© quelques pistes en amont. Les principaux accĂšs se trouvent Ă  l’avant de l’usine, le long de la route, mais on ne passera pas par lĂ  dans un souci de discrĂ©tion. L’Orne borde la partie nord du bĂątiment, ce qui signifie que nous devons trouver un pont.

Le bĂątiment est d’une taille gigantesque ! Les lettres MITTAL, Ă©crites en grand sur la façade, renforcent l’effet imposant du lieu.

Mittal Gandrange vue d'ensemble

Mittal Gandrange facade

De l’autre cĂŽtĂ© du pont, nous arrivons directement au pied du gĂ©ant Mittal Gandrange.

Mittal Gandrange facade

Homme devant un panneau Ă  Mittal Gandrange

Tout l’Ă©difice est entourĂ© d’un grillage comme neuf et renforcĂ© par du fil barbelĂ©. HonnĂȘtement, je n’ai jamais vu auparavant autant de barbelĂ© pour protĂ©ger un terrain en friche ! Il nous semble Ă©vident Ă  ce stade que nous ne pourrons pas pĂ©nĂ©trer dans cette enceinte ; nous poursuivons tout de mĂȘme la balade.

Grillage et bureaux Ă  Mittal Gandrange

grillage et pancarte DANGER Ă  Mittal Gandrange

Un peu plus loin, on aperçois du matĂ©riel ferroviaire. Je m’approche pour voir de quoi il s’agit…

stockage ferroviaire Ă  Mittal Gandrange

Ă©tiquette d'un wagon poutre traveleuse

Ce sont des wagons d’entretien des voies. Nous supposons qu’ils n’avaient probablement aucun lien avec l’aciĂ©rie et Ă©taient simplement entreposĂ©s ici dans l’attente de leur sort.

Homme devant un wagon d'entretien des voies

boitier de commande d'un wagon d'entretien des voies

 

Mauvaise idĂ©e…

 

Soudain, je repĂšre une tour de mĂ©tal, support d’un Ă©clairage. La tour doit faire huit mĂštres de haut et possĂšde une Ă©chelle. Je m’approche en espĂ©rant prendre de la hauteur afin d’admirer Mittal Gandrange dans son ensemble. L’accĂšs est difficile, les ronces envahissent le bas de l’Ă©chelle. Je gravis tant bien que mal quelques Ă©chelons lorsque je vois dans mon dos Lucas me faisant signe de vite redescendre. Sans connaĂźtre la raison de son affolement, je redescends. C’est seulement arrivĂ© au pied de la tour que je vois la camionnette blanche de la sĂ©curitĂ© qui s’arrĂȘte Ă  notre niveau.

Le sĂ©curiman – c’est comme ça qu’on les appelle dĂ©sormais – Ă©tait stupĂ©fait de nous trouver ici, ne comprenant pas comment nous avions pu entrer. AprĂšs quelques explications et l’habituel cinĂ©ma du photographe un peu ignorant, il nous laisse partir. Nous faisons donc demi-tour et profitons encore quelques instants de cet endroit majestueux.

stockage ferroviaire Ă  Mittal Gandrange

Wagons d'entretien des voies

En regardant vers l’Ouest, on peut distinguer les deux cheminĂ©es de l’usine d’agglomĂ©ration de Rombas, derniĂšre survivante de cet historique complexe sidĂ©rurgique Mosellan. L’exploration de l’agglo R est disponible ici !

Cheminées des laminoirs de Rombas derriÚre Mittal Gandrange

Et c’est finalement le cƓur lourd mais la tĂȘte pleine de souvenirs que nous quittons les lieux. Cet endroit ne sera bientĂŽt plus qu’un tas de ferraille ; nous avons de la chance d’avoir pu lui dire au revoir


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– Re-visite du 15 janvier 2022 –

 

Deux ans ont passĂ©. Deux ans pendant lesquels j’ai fait des rencontres importantes, qui m’ont menĂ©es d’une part Ă  me passionner par l’industriel et d’autre part Ă  nettement augmenter le niveau de mes explorations. Il fut un temps oĂč la prĂ©sence d’une camĂ©ra ou d’une clĂŽture un peu trop neuve suffisait amplement Ă  me dĂ©courager. Aujourd’hui, tout obstacle est un dĂ©fi supplĂ©mentaire Ă  relever.

Cela fait donc deux ans que je m’informe rĂ©guliĂšrement sur la dĂ©molition de l’aciĂ©rie, dont le rythme s’est accĂ©lĂ©rĂ© en cette fin d’annĂ©e 2021. Un de mes collĂšgues a visitĂ© le site plusieurs fois et le connaĂźt comme sa poche. Il a d’ailleurs Ă©tĂ© bien surpris quand je lui ai racontĂ© notre Ă©chec, deux ans plus tĂŽt
 Cette fois ci, je me laisse donc porter par un guide qui connaĂźt bien son discours.

Nous entrons en milieu d’aprĂšs-midi. Cette fois, les deux cheminĂ©es de l’agglo R ne font plus partie du paysage. La façade Nord du bĂątiment n’a pas bien bougĂ© depuis la derniĂšre visite. La catastrophe se trouve de l’autre cĂŽté 

La ronde du sĂ©curiman est connue : nous savons qu’il passe rĂ©guliĂšrement en voiture autour du site. Tiens, le voilà ! Tout le monde Ă  plat ventre derriĂšre les fourrĂ©s ! Il est passĂ©, la voie est libre. AprĂšs un sprint ultime vers le bĂątiment, nous sommes Ă  l’intĂ©rieur. Je suis si heureux de pouvoir visiter ce bĂątiment emblĂ©matique au moins une fois avant qu’il ne disparaisse. HonnĂȘtement, j’avais stupidement tirĂ© un trait dessus


Comme la nuit tombe vite, nous nous dirigeons en prioritĂ© vers les principaux points d’intĂ©rĂȘt. En premiĂšre position, deux des nombreuses salles de contrĂŽle dont plusieurs ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©truites.

 

Salles de contrĂŽle

 

La deuxiĂšme salle Ă  Ă©tĂ© partiellement arrachĂ©e par les engins de dĂ©molition et les portes d’accĂšs donnent sur plusieurs mĂštres de vide. C’est Ă  la fois perturbant et magnifique.

 

DĂ©vastation

 

Nous arrivons sur le cÎté Sud du bùtiment qui se dévoile peu à peu, éventré.

Le paysage qui s’offre Ă  nous est digne d’un film post-apocalypse. Ce n’était peut-ĂȘtre pas 2012 mais 2022 !

L’immense gueule d’acier domine le terrain jonchĂ© de dĂ©bris mĂ©talliques et dĂ©vastĂ© par les chenilles des engins de dĂ©molition.

De retour Ă  l’intĂ©rieur, nous nous prĂ©parons Ă  gravir les 60 mĂštres qui nous sĂ©parent du toit. De nombreux balcons offrent une vue impressionnante qui tĂ©moigne de l’immensitĂ© du hall.

 

Direction le toit

 

On m’explique que cette photo, à cet endroit, avec l’explorateur au milieu est symbolique de la visite de Mittal Gandrange
 Alors je joue le jeu (c’est moi, sur la photo) !

Bien sûr, tout le monde y a droit.

AprĂšs un nombre Ă©puisant de marches d’escalier, nous arrivons finalement sur le toit de la « cathĂ©drale ».

Une fois sur cette passerelle, nous sommes alertĂ©s par le bruit d’un bip de recul d’un engin de manutention, en contrebas. Effectivement, un ouvrier Ă©tait sur site, vraisemblablement en train de faire le plein d’un groupe Ă©lectrogĂšne. Nous faisons demi-tour vers l’intĂ©rieur du bĂątiment. Mais dans l’encadrement de la porte, nous entendons une voix dans un haut-parleur, dĂ©blatĂ©rant quelque chose d’incomprĂ©hensible dans une langue qui n’était sĂ»rement pas du français. Nous continuons l’exploration, sur nos gardes, tandis que la voix rĂ©pĂšte son discours Ă  intervalles rĂ©guliers.

Nous rĂ©alisons rapidement en observant l’entrĂ©e du site, que c’est l’ouvrier qui a dĂ©clenchĂ© l’alarme protĂ©geant le parc de vĂ©hicules de l’entreprise de dĂ©molition. Ce type d’alarme dissuasive diffusant une voix forte en anglais, sommant quiconque la dĂ©clenche de quitter les lieux, est couramment utilisĂ©e pour protĂ©ger les vĂ©hicules stationnĂ©s sur un chantier.

 

Le hall des convertisseurs

 

Nous arrivons dans le hall des convertisseurs qui ne ressemble aujourd’hui en rien Ă  ce qu’il Ă©tait auparavant. Pour vous donner une idĂ©e, voici un reportage d’un autre explorateur datant de 2015. J’ai tellement de regrets de ne pas avoir Ă©tĂ© plus persĂ©vĂ©rant lors de ma premiĂšre visite.

Il ne reste ici plus qu’une paire de crochets qui vous laisse imaginer la taille des poches qui transportaient le mĂ©tal en fusion.

 

Le laboratoire

 

Direction maintenant le laboratoire, oĂč Ă©tait Ă©valuĂ© la qualitĂ© du mĂ©tal grĂące Ă  des Ă©chantillons.

 

 

Salle de contrĂŽle des convertisseurs

 

Enfin, la salle de contrĂŽle des convertisseurs. On peut noter Ă  quel point les vitres sont teintĂ©es, presque opaques, tellement le mĂ©tal liquide Ă©tait lumineux…

À suivre…

Rejoignez la discussion 18 Commentaires

  • Pelvert pascal dit :

    Salut
    Sur la derniÚre photo, les deux cheminées rouges et blanches qui dépassent, sont celles de l agglomération de Rombas.
    Installation qui servait à préparer le minerai qui était enfourné dans les hauts fourneaux .
    Ce site va d ailleurs disparaßtre certainement prochainement aussi. Le terrain a été racheté ces temps ci.

  • Moi dit :

    Bonjour,

    J’aime beaucoup le petit paragraphe sur l’histoire du site… exploration que j’ai faites ce week end d’ailleurs. Mai oui l’accĂšs de se fait par lĂ  ! trĂšs jolie page ! bravo

  • Michel dit :

    FĂ©licitations pour votre reportage d’un ancien de Gandrange nostalgique devant ce spectacle. Prudence quand-mĂȘme.
    La vue du gros dĂ©frichement derriĂšre la citĂ© et le terrain de foot du village me rend bien triste. Ainsi que la piste cyclable le long de l’Orne, vĂ©ritable cicatrice de goudron et de bĂ©ton sur le milieu qui redevenait naturel et sauvage. Pauvres sangliers… Leur espace vital se rĂ©duit inĂ©luctablement.

  • Bertrand dit :

    Hello, magnifique sĂ©rie « portraits d’explorateurs » prise Ă  l’emplacement emblĂ©matique du site (avec mention particuliĂšre Ă  celle que tu n’as pas prise…)

  • Fabrice dit :

    Superbe reportage, avec des photos que personnellement je n’ai encore jamais vues ! Bravo !

  • Roland dit :

    Faire de l’urbex c’est laisser un souvenir de notre industrie aux gĂ©nĂ©rations futures. Faire de la photo n’est pas destructeur mais conservateur de la mĂ©moire ouvriĂšre
    BRAVO

    • SunsetUrbex dit :

      Bonjour Roland !
      Merci d’avoir compris la dĂ©marche ! Ce n’est pas toujours Ă©vident Ă  voir et beaucoup de personnes considĂšrent encore les urbexeurs comme des dĂ©linquants.
      Je ne suis plus sĂ»r aujourd’hui de faire de l' »urbex ». Plus les gens le pratiquent, plus sa signification s’Ă©loigne de ma rĂ©elle activitĂ©.
      Ces photos sont le fruit de beaucoup de temps, d’argent, et de persĂ©vĂ©rance. Merci pour votre soutien !

  • Eric dit :

    Merci pour ces belles photos. Je vis en Nouvelle-CalĂ©donie et ici aussi il y a des vestiges industriels abandonnĂ©s liĂ© Ă  l’exploitation miniĂšre du nickel. J ‘aime beaucoup prendre des photos avant que ça disparaisse comme pour garder la mĂ©moire. Je suis toujours surpris de voir le nombre d’objet abandonnĂ© alors que ça pourrait ĂȘtre mis en valeur comme patrimoine historique. Du coup grĂące Ă  votre page j’apprend que je suis aussi un ubexeur terme que je ne connaissais pas.

  • Julien dit :

    Vraiment magnifique, c’est un vrai tĂ©moignage. Je dĂ©sespĂ©rais de trouver des spots d’urbex intĂ©ressants dans le coin, tu me redonnes envie d’en dĂ©couvrir et d’y faire des photos. đŸ€© merci

  • alex dit :

    Ton est site est vraiment super bien fait et les explorations sont incroyable bravo

  • Schmidt dit :

    Merci pour ce magnifique reportage, ces superbes photos. TĂ©moins d’une Ă©poque rĂ©volue. C’est un tĂ©moignage qui reste, grĂące Ă  vous 🙏👍.

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